LA TRACE AMÉRICAINE DE RICHARD SCHMID (1934–2021)
LA TRACE AMÉRICAINE
DE RICHARD SCHMID (1934–2021)
Chicago dans les années 1930, c'est une ville tiraillée entre déclin économique violence et énergie culturelle unique en son genre.
La chance majeure de Chicago en 1933 est l''Exposition universelle avec le titre évocateur de "A Century of Progress". Cette manifestation a marqué le centenaire de la ville de Chicago grâce à la création d'un urbanisme Art déco, avec cela de plus qu'il était illuminé la nuit. Ce symbole d'optimisme fut le cœur battant de la Ville dans la crise économique des années 1930.
Le mouvement architectural du Chicago Bauhaus commence à s'installer à cette même période de 1930 : il est à noter que Mies van der Rohe rejoindra l'Illinois Institute of Technology à la fin de la décennie.
La ville de Chicago est dominée en politique par le parti démocrate, avec le maire Edward Kelly à partir de 1933, allié du New Deal de Roosevelt, qui apporte des fonds fédéraux importants pour les infrastructures et l'aide sociale.
LE NEW DEAL ET L'ART À CHICAGO ?
Des programmes du New Deal comme le "Federal Art Project" et le "Federal Writers' Project" propose d'employer des artistes, des peintres muralistes et des écrivains, de chicago, produisant fresques dans les écoles et bâtiments publics, guides de voyage, documentation orale... Par la même, la ville de Chicago passe commande à des artistes en créant des emplois rémunérés par des fonds fédéraux du New Deal.
Par exemple le projet du Federal Art Project (FAP)
Des artistes comme Mitchell Siporin et Edward Millman peignent des fresques murales dans les bureaux de poste et écoles de Chicago, souvent dans un style social-réaliste inspiré des muralistes mexicains (Rivera, Orozco).
Une autre idée de travaux de fresques à Chicago de cette décennie préfigure aussi ce qui deviendra plus tard le South Side Community Art Center (1940), soutenu par le WPA, un foyer majeur pour les artistes afro-américains — Charles White, Archibald Motley y gravitent.
Un travail plus académique comme le Federal Writers' Project (FWP)
Produit le fameux "Illinois: A Descriptive and Historical Guide" (1939), un des guides d'État les plus réputés de la collection.
Collecte aussi des témoignages oraux, notamment auprès d'anciens esclaves et de communautés immigrées de Chicago — une documentation ethnographique précieuse, dans l'esprit de ce que Studs Terkel poursuivra plus tard.
Un terreau pour la génération suivante
Ce financement fédéral, bien que temporaire, forme une génération d'artistes noirs de Chicago qui deviendra centrale dans le "Chicago Black Renaissance" des années 1940-50 — un peu l'équivalent tardif pour Chicago de la Harlem Renaissance de New York.
BIOGRAPHIE D'UN ARTISTE PEINTRE
Richard Schmid (1934–2021) est un artiste peintre américain né à Chicago en 1934, qui découvre la peinture très tôt sous l'influence de son grand-père maternel, Julian Oates, sculpteur.
Sa formation initiale commence à 12 ans avec le peintre de Chicago, Gianni Cilfone. Il poursuit ensuite des études de dessin qui lui permettent d'intégrer à 18 ans l'American Academy of Art de Chicago , où il travaille sous la direction de William H. Mosby — diplômé de l'Académie royale de Belgique à Bruxelles et de l'Institut supérieur d'Anvers, expert technique des maîtres flamands, hollandais et espagnols.
L'enseignement de Mosby privilégiait le travail exclusivement d'après nature, d'abord selon les méthodes des maîtres anciens, puis selon celles des peintres européens et américains de la fin du XIXe siècle, toujours dans l'esprit de peinture selon nature.
Schmid devient l'une des figures majeures du réalisme américain, défenseur du Grand Manner — qu'il définissait comme "peindre au niveau le plus habile et le plus joyeux possible".
Sa carrière compte plus de cinquante expositions personnelles , et il a marqué des générations d'artistes à travers ses livres, articles, ateliers et vidéos pédagogiques.
Les distinctions qu'il a reçues :
- La Médaille John Singer Sargent, en 2000, pour l'ensemble de son œuvre
- Un Doctorat d'honneur de la Lyme Academy College of Fine Arts en 2003.
- En 2013, son tableau monumental Abbotsford House (représentant la demeure de Walter Scott) est honoré par la reine Élisabeth II, lors de la réouverture du site en Écosse.
Richard Schmid est aussi écrivain :
En 1998, il publie "Everything I Know About Painting", qui est devenue une référence mondiale de la pédagogie picturale.
LE STYLE DE SARGENT (1856-1925)
VERSUS SCHMID (1934–2021)
Schmid prolonge techniquement le geste de Sargent (empâtement, économie de moyens, virtuosité du pinceau), mais déplace le sujet du portrait d'apparat vers l'intimité domestique, et pousse la couleur plus loin dans une direction post-impressionniste. Sargent reste plus retenu, plus sombre, plus théâtral socialement ; Schmid est plus chromatique et plus didactique.
POURQUOI J'APPRÉCIE SCHMID ?
Tout d'abord j'observe une touche large, des traits presque calligraphiques, contrastant avec un rendu plus ciselé du visage.
Je remarque qu'il y a parfois une palette souvent sombre mais élégante, qui font penser à Velázquez ou à Hals.
Je remarque que parfois chez Schmid il y a de grandes et vastes toiles, avec une économie de moyens qui donne l'illusion du détail sans jamais le décrire vraiment, c'est une «suggestion» plutôt qu'une description.
UNE MUSIQUE D'UN BONHEUR CONTAGIEUX
La Pavane de Gabriel Fauré
https://youtube.com/watch?v=uyQsekYvhpk&is=A-w1ByM5xi-n7OPr
La Pavane opus 50 en fa dièse mineur est une œuvre en un mouvement pour orchestre et chœur, composée par Gabriel Fauré en 1887.
La partition originale est écrite pour un petit orchestre comprenant deux flûtes, deux hautbois, deux clarinettes, deux bassons, deux cors et des cordes.
La Pavane est dédiée à la comtesse Elisabeth Greffulhe. Elle constitue un véritable « portrait musical » de la comtesse, célèbre pour sa beauté, son élégance et sa démarche aérienne, que Fauré appelait « Madame ma Fée ».
Cependant, sur les conseils de la comtesse Greffulhe, Fauré ayant composé la musique, a demandé un texte à Robert de Montesquiou-Fezensac, cousin de la comtesse, qui fut un poème. L'objectif était de renouveler l'esprit de Verlaine, tel qu'il était présent dans le recueil des Fêtes Galantes.
La beauté de la mélodie de Gabriel Fauré inspira plus tard "la Pavane pour une infante défunte" de Maurice Ravel, qui fut élève de celui-ci au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.
VOUS AVEZ BON GOÛT !
Ce qui m'anime dans cette quête c'est la curiosité intellectuelle, le goût de la connaissance et l'envie de savoir. Si vous êtes comme moi, avec l'envie d'apprendre, aux rivages de la beauté musicale, picturale, poétique.
CULTURE JAI
(L'Histoire de l'Art en Musique)
https://vincentdelaplageculturejai.blogspot.com/
LES LUMIÈRES DE VERSAILLES
(Histoire Moderne en Musique)
https://leslumieresdeversailles.blogspot.com/
SING SANG SUNG
(Pop anglaise traduite)
https://singsangsungenglishmusic.blogspot.com/
CINÉ CINÉMA
(Netflix)
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