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KARL SCHMIDT-ROTTLUFF (1884-1976)CET EXPRESSIONNISTE FLAMBOYANT

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  KARL SCHMIDT-ROTTLUFF  (1884-1976) CET EXPRESSIONNISTE FLAMBOYANT (Puissance de la couleur, liberté du trait) Pour la prose, Dostoïevski est le maître des expressionnistes ; ceux-ci découvrent dans ses romans cette transparence derrière laquelle se meuvent les forces inconscientes et les énergies incontrôlées. Mais, là aussi, dans les œuvres les plus typiques, l'amour plane et enveloppe les damnés de la terre ; l'expressionnisme reste un idéalisme, et ce n'est pas sans raison qu'Albert Ehrenstein écrit : « Tout est réel, sauf le monde. » Comme au théâtre, deux tendances apparaissent dans la prose expressionniste, qui, selon le cas, se contrarient ou se conjuguent : la démolition du réel bourgeois et le dégagement d'un nouveau réel rayonnant, juste et authentique. C'est ainsi que l'attaque menée par Heinrich Mann (1871-1950) contre l'Allemagne wilhelminienne dans son Professor Unrat (1905) place l'auteur à côté des expressionnistes et que la mise à ...

ROSA BONHEUR (1822-1899)

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  ROSA BONHEUR (1822-1899),  PEINTRE ADULÉE POUR SON TALENT ET SA FOUGUE "Une femme! l'exquise chose! Je redeviens un écolier; Je décline Rosa la rose; Je suis amoureux à lier. Or le diable est une rencontre; Et j'en suis toujours réjoui. De tous les Pour il est le Contre; Il est le Non de tous les Oui." Victor Hugo Les Chansons des rues et des bois (1865), BIOGRAPHIE DE ROSA BONHEUR (1822-1899) Marie Rosalie, dite Rosa Bonheur Née à Bordeaux, Marie Rosalie Bonheur est encouragée par son père, le peintre Raymond Bonheur, à faire de la peinture. Elle passe plusieurs années au château Grimont à Quinsac où elle acquiert la réputation, qui la suivra toute sa vie, d'être un "garçon manqué". Elève de son père, Rosa Bonheur fait preuve d'un talent précoce et expose au Salon de Paris de 1841. Elle y obtient une médaille en 1848. Ayant une forte personnalité, elle acquiert rapidement une grande réputation dans les scènes animalières et champêtres, qui la fero...

LA GAIETÉ PARISIENNE DU SCULPTEUR JEAN BAPTISTE CARPEAUX (1827-1875)

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  LA GAIETÉ PARISIENNE  DU SCULPTEUR  JEAN BAPTISTE CARPEAUX (1827-1875) Oui, l'oeuvre sort plus belle D'une forme au travail Rebelle, Vers, marbre, onyx, émail. Point de contraintes fausses ! Mais que pour marcher droit Tu chausses, Muse, un cothurne étroit. Fi du rhythme commode, Comme un soulier trop grand, Du mode Que tout pied quitte et prend ! Statuaire, repousse L'argile que pétrit Le pouce Quand flotte ailleurs l'esprit : Lutte avec le carrare, Avec le paros dur Et rare, Gardiens du contour pur ; Emprunte à Syracuse Son bronze où fermement S'accuse Le trait fier et charmant ; D'une main délicate Poursuis dans un filon D'agate Le profil d'Apollon. Peintre, fuis l'aquarelle, Et fixe la couleur Trop frêle Au four de l'émailleur. Fais les sirènes bleues, Tordant de cent façons Leurs queues, Les monstres des blasons ; Dans son nimbe trilobe La Vierge et son Jésus, Le globe Avec la croix dessus. Tout passe. - L'art robuste Seul a l'éter...