LA LUMIÈRE D'ORIENT D'HERMANN CORRODI (1844-1905)
LA LUMIÈRE D'ORIENT
D'HERMANN CORRODI (1844-1905)
Le Soleil et la Lune se lèvent à l’Orient et se couchent à l’Occident est universel ; que le Soleil est toujours plein, alors que la Lune est tantôt croissante, pleine, décroissante ou noire est universel.
Mais que le Soleil soit masculin et la Lune féminine, voilà qui est loin d’être universel. N’oublions pas qu’il n’existe pas de pensée sans langage. Nos concepts, les plus élevés soient-ils, sont nécessairement déterminés par les mots dont nous disposons et plus globalement par la langue que nous parlons.
L’évidente "masculinité"du Soleil et la non moins évidente "féminité" de la Lune ne s’imposent que pour les peuples qui ont ainsi genré ces deux astres. C’est la cas de la plupart des langues européennes, à la suite du latin et du grec.
Seul l’Allemand inverse les attributions (Die Sonne, der Mond, littéralement La Soleil et Le Lune), et le Gaélique irlandais semble leur donner à tous deux le genre féminin.
L’hébreu quant à lui les met les deux au masculin, mais que dire alors des nombreuses langues qui ignorent grammaticalement les genres ou ne les appliquent qu’aux pronoms personnels, comme par exemple le chinois, le thaï ou le malgache…
LA LUMIÈRE DE LA CÔTE D'OR
OU DE LA CÔTE D'ORIENT ?
La Côte-d'Or est le seul département français dont le nom n'est pas lié à un critère géographique (rivière, mont...). La Côte fait référence au relief de la collectivité. On la retrouve dans les appellations de vins : côte de Nuits, côte de Beaune. La teinte dorée que prenaient les vignes à l'automne a, quant à elle, inspiré la seconde partie du toponyme.
Les Côte-d'Oriens doivent leur gentilé à une inspiration poétique de Charles-André-Rémy Arnoult, avocat au parlement de Dijon et député de l'Assemblée constituante de 1789. Sa formule a aussi inspiré l'écrivain dijonnais Stéphen Liégeard, auteur en 1887 du livre « la Côte d'Azur », terme ici employé pour la première fois, et qu'il utilise pour décrire le littoral méditerranéen.
POURQUOI LORIENT COMME VILLE ?
Lorient est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Cité portuaire active et arsenal maritime au fond de la rade de Lorient, la ville est au cœur de l'unité urbaine de Lorient qui est la plus importante du département et se classe au troisième rang en région Bretagne.
L'histoire de la ville commence en 1666 lorsque la compagnie des Indes orientales obtient de Louis XIV des terrains pour établir ses installations au lieu-dit du Faouédic. La Marine royale s'y établit aussi dès 1688 pour y faire construire des bateaux. L'arsenal de Lorient produira de nombreux bateaux lors des siècles suivants, y compris les premiers cuirassés français. La pêche permet à la ville de connaître une nouvelle phase de croissance, à partir de l'ouverture du port de pêche de Keroman dans les années 1920.
La Seconde Guerre mondiale entraîne la destruction presque totale de la ville, l'occupant ayant choisi la ville pour y construire la plus grande base de sous-marins de l'époque. Une phase de reconstruction suit jusqu'aux années 1970.
L'économie de la ville est tournée vers les activités maritimes, Lorient accueillant un des principaux arsenaux militaires français, ainsi que le plus grand port de pêche français en valeur avec les installations portuaires de Keroman. Lorient compte aussi un Pôle course au large, principal pôle de la Sailing Valley, un port de commerce à Kergroise, et des installations destinées aux transports de passagers. Ces installations valent à la ville son surnom de « ville aux cinq ports ».
La ville subit des mutations importantes à la fin des années 1980 qui font évoluer ses activités. L'ouverture de l'université de Bretagne-Sud en 1995, ou l'essor du festival interceltique de Lorient qui devient un des plus grands festivals de musique français au début des années 2000 accompagnent cette période de transition.
Le nom de la ville est attesté sous la forme « Lorient » en 1670.
Il provient de celui du Soleil d'Orient, premier navire construit dans les chantiers de la Compagnie française des Indes orientales en 1669. Les ouvriers ont donné au chantier le nom du navire qui, par contraction, est devenu rapidement « L'Orient ». Le lieu conservera ce nom qui deviendra Lorient.
En breton, le nom de la ville est, en orthographe unifiée, An Oriant.
BIOGRAPHIE DE HERMANN CORRODI (1844-1905)
Hermann David Salomon Corrodi (1844-1905) artiste peintre italien,
Fils du peintre suisse Salomon Corrodi.
En 1872, la famille royale d'Angleterre, à laquelle il est présenté, lui achète plusieurs tableaux de paysages, son genre de prédilection. Il voyage beaucoup et expose tout autant. L'un de ses paysages est récompensé d'une médaille d'or à Vienne.
Il est très affecté par le décès de son frère en 1874 et pendant près de deux ans il arrête de peindre. Il se marie en 1876, reprend ses activités de peintre, partage sa vie entre Rome, l'hiver, Hambourg et Baden-Baden l'été, reçoit de nombreuses commandes de l'aristocratie allemande, et visite la Syrie, l'Égypte et plusieurs autres pays d'Europe méditerranéenne ou du Moyen-Orient. En 1893, l'Accademia di San Luca, où il enseigne, lui décerne le titre honorifique d'accademico di merito.
LE STYLE ORIENTALISTE
HERMANN CORRODI (1844-1905)
Corrodi n'était pas un orientaliste ethnographique ou critique.Ses tableaux dépeignent un Orient de rêve, un univers serein et ensoleillé. Il représente des scènes de la vie quotidienne en Égypte, en Syrie, au Liban ou à Constantinople (Istanbul) avec une grande attention aux détails architecturaux et aux costumes, créant une image exotique et attrayante pour son public européen.
C'est l'un de ses points forts.Corrodi était un virtuose pour capturer les effets de la lumière. Qu'il s'agisse de la clarté du soleil méditerranéen, de la chaleur étouffante du désert ou de la douceur des lueurs du crépuscule, ses toiles baignent dans une atmosphère particulière qui donne vie au paysage. Ses ciels, souvent vastes et détaillés, contribuent grandement à cette impression.
Ses œuvres sont soigneusement composées,guidant le regard du spectateur à travers la scène. Il utilisait souvent des éléments architecturaux (comme une arche ou une rue) ou des personnages pour créer de la profondeur et inviter à un voyage visuel dans l'image.
Bien qu'idéalisés,ses paysages restent ancrés dans une observation réaliste de la nature. Cette formation "sur le motif", caractéristique de la peinture de paysage italienne de son temps, lui a permis de rendre les textures de la pierre, de l'eau et de la végétation avec un grand naturel.
Sa formation académique à Rome se voit dans la précision de son dessin et la finition soignée de ses toiles.Sa touche est souvent lisse et précise, sans les empâtements ou les éclats visibles des mouvements impressionnistes qui émergeaient à la même époque.
UNE MUSIQUE D'UN BONHEUR CONTAGIEUX
Ouverture de JS Bach BWV1066
https://music.youtube.com/watch?v=iLIyjUqlJFM&si=1JMfDVf1h8klb96L
Les Quatre Suites pour Orchestre de J.S Bach intialement nommées "Ouvertures" sont écrites entre 1723 et 1739 et composées sur le modèle de l'Ouverture à la Française qui s'était répandue en Allemagne grâce aux Tragédies Lyriques de Lully au milieu des années 1670. Elles sont une succession de danses variées, stylisées, avec quelques pièces additionnelles. Le premier mouvement est toujours une ouverture à la française, constituée de deux parties : une lente au rythme pointé et une seconde partie rapide, basée sur une écriture fuguée.
badinerie , réjouissance) ; de plus, il adopte des distributions instrumentales générant une belle variété de couleurs, associant aux cordes et continuo tantôt hautbois et basson (1re suite en ut majeur), flûte traversière (2e suite en si mineur), ou trompettes, timbales et hautbois (3e et 4e suites en re majeur) ; et, ce faisant, le compositeur pousse jusqu'à distribuer les rôles de telle sorte qu'on se rapproche par instants du concerto grosso ou de la symphonie concertante, voire (dans le cas de la suite en si mineur) du pur concerto pour soliste.
Quels que soient les ressorts utilisés, il faut bien reconnaître que le charme opère dans ces œuvres dont on sent bien que le musicien les a écrites pour se faire plaisir, que ce soit pour l'ensemble de Coethen ou pour le Collegium Musicum qu'il dirigea plus tard à Leipzig. Certes, on aura comme tout le monde un faible pour les 2e et 3e suites, dont l'immense popularité ne tient pas seulement à la merveilleuse Badinerie de l'une et à la célébrissime Aria de l'autre, mais on se gardera bien de négliger les deux autres qui, à bien des égards, soutiennent la comparaison.
La Suite n°1 en ut Majeur BWV 1066
est composée de la manière suivante
Ouverture
Courante
Gavotte I/II - alternativement
Forlane
Menuet I/II - alternativement
Bourrée I (do majeur)/Bourrée II (do mineur) - alternativement
Passepied I/II
La Suite n°1 en ut Majeur BWV 1066 est constituée, comme les trois autres, d’une succession de danses d'origine française. Ce choix s’explique par le prestige des danses françaises à l’époque et par la connaissance qu’en avait Bach. Rappelons qu’il copie durant ses années de formation, y compris en cachette de son grand frère, tous les plus grands compositeurs.
Les trois années qu’il passe ensuite à Lunebourg dès l’âge de 14 ans lui permettent de fréquenter la cour de la ville de Celle, très friande de musique française. Enfin, si ces œuvres datent de la dernière période de Bach (ce que l’on ignore encore), il est certain que le fait de diriger le Collegium Musicum à Leipzig à partir de 1729 lui fait connaître de très nombreuses autres ouvertures.
CULTURE JAI
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